Dominatrices Fetish  
Je n’ai jamais fonctionné tout à fait comme tout le monde. J’ai commencé par être un fétichiste des pieds et des talons aiguilles, puis progressivement, c’est tout naturellement que je me suis retrouvé dans le milieu sm et que j’ai découvert ma vraie voie : le bondage fetish. Je ne peux pas décrire l’état d’excitation dans lequel je suis lorsque je vois une femme se faire ligoter, que ce soit par moi-même ou quelqu’un d’autre. Je trouve cette image tout à fait jouissive et tous les actes sexuels du monde ne représentent rien à mes yeux comparés à la transe dans laquelle une séance de bondage me met. Le sexe hard dans les relations sado maso concernent une population plus abondante qu’on pourrait l’imaginer, mais considérée encore comme underground, même si cela tend à se démocratiser. Quoi qu’il en soit nous vivons encore plus ou moins cachés, c’est un milieu plutôt fermé et j’ai tendance à dire que c’est préférable, car nous éloignons ainsi toutes les caravanes de curieux qui ne sont même pas des amateurs. Lorsque je me prépare à une séance de bondage fetish c’est une réelle mise en condition, ça ne se fait pas brutalement ni en le décidant sur un coup de tête comme on peut sortir en se disant qu’on va aller tirer un coup. C’est un acte partagé et il se passe quelque chose du domaine de l’indéfinissable entre les protagonistes de cet acte. J’aime l’ambiance fétichiste qui règne dans le milieu du sexe maso sado, elle est unique et je ne la retrouve nulle part. Lorsque l’on se retrouve entre fétichistes, amateurs de tout ce qui peut se rapporter au corps ou aux vêtements ayant un caractère sexuel comme la lingerie, on parle le même langage car on est porté par la même passion.